Contre toutes les fraudes aux aides publiques - N° 447
Déposé le 15 octobre 2024 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗
Parcours législatif
Le texte a été validé sur le plan constitutionnel. Il ne reste plus qu'à le signer officiellement pour qu'il entre en vigueur.
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Dépôt à l'Assemblée nationale
Mardi 15 octobre 2024
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Renvoi en commission
Mardi 15 octobre 2024
Commission des affaires économiques
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Première lecture à l'Assemblée nationale
Mardi 15 octobre 2024
Résultats du vote ✔ Adopté · 27 janvier 2025 131pour · 0contre · 426absents Cliquer pour voir le détail
131 pour 0 contre 18 abstentions 426 absentsRépartition par groupe
LFI-NF17 54GDR2 15ECOS10 28SOC4 1 64LIOT4 18DEM5 32EPR45 45HOR5 30DR6 41UDDPLR5 12RN44 78NI1 9 -
Renvoi en commission
Mardi 28 janvier 2025
Commission des affaires économiques (Sénat)
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Première lecture au Sénat
Mardi 28 janvier 2025
Texte modifié
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Commission Mixte Paritaire
Jeudi 3 avril 2025
Accord
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Conseil constitutionnel
Lundi 26 mai 2025
Partiellement conforme
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Promulgation de la loi
Lundi 30 juin 2025
Répartition politique des signataires
Résumé
Cette proposition de loi vise à renforcer la lutte contre toutes les formes de fraude aux aides publiques. Elle souligne que la fraude est un fléau qui affaiblit la solidarité nationale, compromet la confiance des citoyens dans l'État et ses institutions, et porte atteinte à la justice sociale et aux finances publiques. Malgré les efforts déjà réalisés, de nouveaux schémas de fraude organisée sont apparus, notamment pour des aides comme MaPrimeRénov' ou les certificats d'économies d'énergie (CEE). La proposition vise à donner de nouveaux outils législatifs pour une action plus ferme et résolue contre ces fraudes.
Liste des modifications
Suspension des aides publiques en cas de suspicion de fraude (Article 1): Permet aux organismes qui versent des aides publiques de suspendre temporairement (maximum 3 mois) le versement en cas de suspicion de fraude. Ils pourront aussi refuser une demande d'aide ou annuler un versement si une fraude est avérée.
Partage d'informations entre services anti-fraude (Article 2): Élargit la possibilité pour les services de lutte contre la fraude (comme Tracfin) et les organismes versant des aides (comme l'ANAH) d'échanger des informations pour identifier plus rapidement les fraudes. Cela inclut aussi l'échange d'informations sur les fraudes à l'identité entre les préfectures et les organismes de protection sociale.
Lutte contre la fraude à la rénovation (Article 3): Rétablit une amende pour les entreprises qui ne sont pas inscrites au registre national des entreprises (RNE) et interdit le démarchage téléphonique, par SMS, e-mail ou réseaux sociaux pour les travaux de rénovation énergétique et d'adaptation au handicap/vieillesse. Des amendes importantes sont prévues pour les contrevenants. Le texte oblige aussi les professionnels à informer les consommateurs s'ils font appel à des sous-traitants et si ces derniers ne possèdent pas les certifications nécessaires (comme RGE), ce qui pourrait empêcher l'obtention d'aides. Enfin, il permet de suspendre ou retirer le label RGE en cas de fraude grave.
Renforcement de la lutte contre la fraude aux Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) (Article 4): Limite la création de comptes sur les registres CEE en cas de risque de fraude. Permet de prendre des sanctions dès le dépôt d'une demande de CEE si une infraction est constatée et d'améliorer la transparence en publiant plus d'informations sur les sanctions prononcées, y compris l'identité des personnes et entreprises impliquées.