N° 374

Faire exécuter les peines d'emprisonnement ferme - N° 374

Déposé le 15 octobre 2024 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗

Parcours législatif

Les députés ont approuvé la proposition. Des sénateurs spécialisés l'étudient maintenant avant un vote au Sénat.

  1. Dépôt à l'Assemblée nationale

    Mardi 15 octobre 2024

  2. Renvoi en commission

    Mardi 15 octobre 2024

    Commission des lois

  3. Première lecture à l'Assemblée nationale

    Mardi 15 octobre 2024

    Résultats du vote ✔ Adopté 3 avril 2025 63pour · 42contre · 468absents Cliquer pour voir le détail
    63 pour 42 contre 2 abstentions 468 absents
    Répartition par groupe
    LFI-NF
    22 49
    GDR
    3 14
    ECOS
    7 31
    SOC
    1 68
    LIOT
    2 20
    DEM
    6 31
    EPR
    4 1 2 82
    HOR
    29 6
    DR
    4 44
    UDDPLR
    4 13
    RN
    14 108
    NI
    10
  4. Renvoi en commission

    Jeudi 3 avril 2025

    Commission des lois (Sénat)

  5. Première lecture au Sénat

    Jeudi 3 avril 2025

    Texte modifié

  6. Renvoi en commission

    Mardi 1 juillet 2025

    Commission des lois

  7. Deuxième lecture à l'Assemblée nationale

    Mardi 1 juillet 2025

Répartition politique des signataires

Résumé

Cette proposition de loi vise à rendre l'exécution des courtes peines de prison ferme plus systématique. Elle part du constat que la politique actuelle, qui favorise les aménagements de peine pour les courtes durées, n'a pas réduit la surpopulation carcérale ni la récidive, et qu'elle crée un sentiment d'impunité. L'objectif est de redonner aux juges la possibilité de prononcer et de faire exécuter des peines d'emprisonnement courtes, en limitant les aménagements de peine aux cas où le condamné présente de solides garanties de réinsertion.

Liste des modifications

Pouvoir du juge de prononcer des peines d'emprisonnement (Article 1): Le juge pourra prononcer des peines d'emprisonnement inférieures à un mois et n'aura plus l'obligation quasi-systématique d'aménager les peines de moins d'un an. Il pourra aménager une peine inférieure ou égale à deux ans d'emprisonnement dès le début, mais uniquement si la décision est motivée et si le condamné présente de fortes garanties de réinsertion.

Conditions d'aménagement de peine (Article 2): Les conditions pour qu'un condamné puisse bénéficier d'un aménagement de peine (détention à domicile sous surveillance électronique, semi-liberté ou placement à l'extérieur) sont précisées. Le condamné devra justifier d'une activité professionnelle, d'une participation essentielle à la vie de sa famille, de la nécessité de suivre un traitement médical, ou d'efforts sérieux de réadaptation sociale.

Suppression de l'obligation d'aménagement de peine (Article 3): L'article du code de procédure pénale qui imposait au juge de prononcer des aménagements de peine est supprimé.

Données issues de l' Assemblée nationale. Site non officiel.

Dernière mise à jour : 28 mars 2026

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