Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État - N° 1796
Déposé le 16 septembre 2025 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗
Parcours législatif
Les députés ont approuvé la proposition. Des sénateurs spécialisés l'étudient maintenant avant un vote au Sénat.
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Dépôt à l'Assemblée nationale
Mardi 16 septembre 2025
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Renvoi en commission
Mardi 16 septembre 2025
Commission des finances
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Première lecture à l'Assemblée nationale
Mardi 16 septembre 2025
Résultats du vote ✔ Adopté · 28 janvier 2026 77pour · 22contre · 476absents Cliquer pour voir le détail
77 pour 22 contre 0 abstentions 476 absentsRépartition par groupe
LFI-NF14 57GDR1 16ECOS6 32SOC11 1 57LIOT1 21DEM10 27EPR21 69HOR1 34DR2 46UDDPLR4 13RN26 96NI1 8 -
Renvoi en commission
Mercredi 28 janvier 2026
Commission des finances (Sénat)
Répartition politique des signataires
Résumé
L'État possède un vaste patrimoine immobilier (96 millions de m², dont 23 millions de m² de bureaux) qui doit être mieux géré pour réduire les dépenses publiques et respecter les engagements climatiques. Actuellement, les administrations ne sont pas incitées à optimiser l'utilisation de leurs locaux, et les bâtiments sont en retard sur les normes (énergie, accessibilité, désamiantage) à cause d'un sous-investissement. Cette proposition de loi vise à créer une "foncière de l'État", un établissement public, qui deviendra propriétaire d'une partie de ce patrimoine. Son rôle sera de gérer, rénover et valoriser ces biens de manière professionnelle et durable, en instaurant une relation locative avec les administrations occupantes. L'objectif est de réduire de 25% le parc immobilier d'ici 2032, de moderniser les locaux et d'améliorer les conditions d'accueil et de travail.
Liste des modifications
Création d'une foncière de l'État (Article 1): La proposition de loi crée un établissement public national, la "foncière de l'État", en transformant l'actuelle Agence de gestion de l'immobilier de l'État. Cette foncière aura pour mission de gérer, entretenir, rénover, acquérir, valoriser et céder les biens immobiliers de l'État. Elle mettra ces biens à disposition des services de l'État et d'autres organismes via des contrats de bail ou d'occupation. Elle pourra créer des filiales et sera administrée par un conseil d'administration présidé par le directeur de l'immobilier de l'État.
Transfert de biens immobiliers (Article 1): Des biens immobiliers de l'État (domaine privé ou public) pourront être transférés gratuitement à cette nouvelle foncière. Un décret précisera la liste des biens et la date de leur transfert. Ces transferts et les opérations liées à la transformation de l'Agence de gestion de l'immobilier de l'État seront exonérés d'impôts, droits ou taxes.
Substitution de droits et obligations (Article 1): La foncière de l'État remplacera automatiquement l'État pour les droits et obligations liés à la gestion, l'entretien et l'exploitation des biens qui lui seront transférés.
Financement de la foncière (Article 1): Les ressources de la foncière proviendront de subventions, d'emprunts (y compris crédits-baux), de produits d'opérations commerciales, de dons, de revenus de biens, de placements et de la vente de biens. Elle pourra contracter des emprunts et des crédits-baux immobiliers.
Contrôle et modalités d'application (Article 1): La foncière sera soumise au contrôle économique et financier de l'État. Un décret en Conseil d'État fixera les modalités d'application de cet article, notamment le nom et la composition du conseil d'administration, et la date de transformation de l'Agence de gestion de l'immobilier de l'État, qui devra intervenir au plus tard le 1er janvier 2026.
Compensation financière (Article 2): Les pertes de recettes et les charges pour l'État résultant de cette loi seront compensées par une taxe additionnelle sur les tabacs.