Nationalisation d'ArcelorMittal France - N° 1950
Déposé le 14 octobre 2025 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗
Parcours législatif
Les sénateurs ont rejeté la proposition. Les députés peuvent encore avoir le dernier mot en la votant une dernière fois.
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Dépôt à l'Assemblée nationale
Mardi 14 octobre 2025
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Renvoi en commission
Mardi 14 octobre 2025
Commission des finances
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Première lecture à l'Assemblée nationale
Mardi 14 octobre 2025
Texte adopté ✔️
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Renvoi en commission
Vendredi 28 novembre 2025
Commission des finances (Sénat)
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Première lecture au Sénat
Vendredi 28 novembre 2025
Texte rejeté
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Renvoi en commission
Jeudi 26 février 2026
Commission des finances
Répartition politique des signataires
Résumé
ArcelorMittal France, acteur majeur de la sidérurgie française, est en crise. L'entreprise se désengage progressivement de la France (fermetures de sites, suppressions d'emplois, délocalisations, gel des investissements malgré des aides publiques massives, optimisation fiscale). Cette situation menace des milliers d'emplois, la souveraineté industrielle de la France et la transition écologique. Malgré cela, ArcelorMittal est rentable et investit à l'étranger. Les aides publiques n'ont pas eu de contreparties. La nationalisation est présentée comme la seule solution pour préserver l'emploi, la production, la sécurité, les compétences et la transition écologique, en s'inspirant d'exemples étrangers et passés en France.
Liste des modifications
Nationalisation (Article 1): L'État devient propriétaire d'ArcelorMittal France en rachetant les actions de l'entreprise. La valeur des actions sera calculée sur la base des cours boursiers entre le 1er octobre 2024 et le 30 septembre 2025. Les détails de cette opération seront définis par décret.
Maintien des contrats de travail (Article 2): Les contrats de travail des employés d'ArcelorMittal France sont maintenus après la nationalisation.
Régime juridique (Article 2): La société nationalisée continuera de fonctionner selon les règles du code de commerce pour les sociétés anonymes, sauf si ces règles sont incompatibles avec la loi de nationalisation.
Gouvernance temporaire (Article 2): Un administrateur général sera nommé par décret pour diriger la société nationalisée jusqu'à la mise en place d'un nouveau conseil d'administration. Les organes représentatifs des salariés (syndicats, etc.) conservent leurs droits.
Nouvelle gouvernance (Article 2): Le conseil d'administration et l'assemblée générale de la société nationalisée seront composés de représentants de l'État et de représentants des salariés. Le président du conseil sera nommé par décret après avis du conseil.
Financement de la nationalisation (Article 3): Le coût de la nationalisation pour l'État sera compensé par une augmentation de la taxe sur le tabac et/ou par une augmentation de l'impôt sur les sociétés.