Améliorer les prévisions de finances publiques et à renforcer les outils de pilotage en cas d’écart significatif à la trajectoire - N° 1454

Résumé Cette proposition de loi vise à améliorer la gestion des finances publiques en France. Elle s’appuie sur les conclusions d’une commission d’enquête qui a identifié des faiblesses dans les prévisions budgétaires et la capacité à corriger les écarts. L’objectif est de renforcer le rôle du Haut Conseil des finances publiques (HCFP), d’obliger le gouvernement à justifier ses choix budgétaires et de créer un nouvel outil législatif, les ’lois de finances de redressement des comptes publics’, pour corriger rapidement les déséquilibres financiers. Elle permet également d’ajuster plus facilement les dépenses en cas d’écarts importants entre les recettes prévues et réelles. ...

Améliorer la prise en charge des réparations des ponts des communes de moins de 50 000 habitants - N° 1417

Résumé Le rapport du Sénat de 2019 a révélé que de nombreux ponts en France sont en mauvais état, notamment les ponts métalliques construits après la Seconde Guerre Mondiale. Leur entretien régulier a été négligé, et les coûts de rénovation sont très élevés. Les petites et moyennes communes, qui possèdent souvent ces ponts, n’ont pas les moyens de financer les réparations nécessaires. Cette proposition de loi vise à aider ces communes en transférant la charge financière de l’entretien et de la réparation des ponts métalliques aux départements, afin d’assurer la sécurité des usagers et l’attractivité des territoires. ...

Instaurer une participation des détenus aux frais d'incarcération - N° 1409

Résumé Cette proposition de loi vise à faire payer une partie des frais d’incarcération aux détenus. Actuellement, l’État prend en charge l’intégralité de ces coûts, qui sont très élevés (environ 128 euros par jour et par détenu). Les auteurs de la proposition estiment qu’il est injuste que les personnes incarcérées ne contribuent pas à ces frais, surtout quand elles disposent de moyens financiers importants. Ils rappellent que d’autres pays européens appliquent déjà ce principe et que la France le faisait avant 2003. La contribution tiendrait compte des revenus et du patrimoine des détenus, même s’ils ne travaillent pas en prison. ...

Améliorer la coordination entre l’assurance maladie obligatoire et les complémentaires santé dans la lutte contre la fraude - N° 1403

Résumé Cette proposition de loi vise à améliorer la coordination entre l’Assurance maladie obligatoire et les complémentaires santé pour mieux lutter contre la fraude. Elle reprend une disposition précédemment censurée par le Conseil constitutionnel, car elle n’avait pas d’impact direct sur les finances de l’Assurance maladie. L’objectif est de faciliter l’échange d’informations entre ces organismes pour détecter plus efficacement les fraudes, notamment celles commises par des réseaux organisés ou des professionnels de santé, qui représentent une part importante des montants fraudés. La proposition prévoit des échanges de données encadrés pour respecter la protection des informations personnelles, en ne transmettant que le strict nécessaire et en assurant la suppression rapide des données si la suspicion de fraude est levée. ...

créer un forfait journalier de contribution aux frais d’incarcération pour les personnes détenues - N° 1400

Résumé L’incarcération des détenus coûte cher à la France (entre 105 et 130 euros par jour par détenu). Avec plus de 80 000 personnes incarcérées, le coût annuel dépasse les 3 milliards d’euros. La proposition vise à faire contribuer financièrement les détenus aux frais de leur incarcération, comme au Danemark ou en Suisse. Cela renforcerait la responsabilité des détenus et le caractère dissuasif de la peine, tout en limitant la récidive. Pour cela, un forfait journalier serait mis en place pour les personnes définitivement condamnées, et la règle interdisant de prélever sur le travail des détenus serait supprimée. ...

Développer le contrôle exercé par le Parlement sur l'exécution budgétaire - N° 1358

Résumé Cette proposition vise à améliorer le contrôle parlementaire sur la manière dont le budget de l’État est dépensé. Actuellement, les discussions budgétaires sont jugées peu efficaces. L’idée est de déplacer le débat sur l’exécution budgétaire vers la loi de règlement (qui fait le bilan des dépenses réelles), en impliquant davantage les ministres. Bien que la loi actuelle permette déjà des auditions, cette proposition veut inscrire dans la Constitution un contrôle annuel systématique de l’exécution budgétaire par les commissions parlementaires auprès de tous les ministères. ...

Rétablir l’affectation d’une partie du produit de la taxe sur les transactions financières et de la taxe sur les billets d’avion au financement de la solidarité - N° 1349

Résumé Cette proposition de loi vise à rétablir l’affectation d’une partie des recettes de la taxe sur les transactions financières (TTF) et de la taxe sur les billets d’avion (TSBA) au financement de la solidarité internationale, notamment pour la santé mondiale. Ces taxes ont été créées dans le but de financer le développement, la lutte contre les inégalités, le changement climatique et les pandémies. Les auteurs de la proposition estiment que la suppression récente de cette affectation est une rupture avec un engagement historique et transpartisan de la France, et qu’il est essentiel de revenir à ce dispositif pour soutenir la solidarité internationale face aux coupes budgétaires et aux forces isolationnistes. ...

Plusieurs mesures de justice pour limiter les frais bancaires - N° 1345

Résumé Cette proposition de loi vise à limiter les frais bancaires excessifs, notamment ceux liés aux incidents de paiement et à la gestion courante des comptes. Elle souligne que les banques réalisent des bénéfices importants tandis que de nombreux Français sont à découvert et subissent des frais élevés, souvent automatisés et sans lien avec les coûts réels. La proposition dénonce l’opacité des tarifs, l’inefficacité des plafonds existants et la pénalisation disproportionnée des personnes les plus modestes, en particulier dans les Outre-mer. L’objectif est de rééquilibrer la relation entre clients et banques pour une plus grande justice sociale et économique. ...

Abroger le recul de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans et l’augmentation de la durée de cotisation portée à 43 annuités dès 2027 - N° 1343

Résumé Cette proposition de loi vise à annuler la réforme des retraites de 2023, qui a augmenté l’âge de départ à 64 ans et la durée de cotisation à 43 annuités dès 2027. Les auteurs estiment que cette réforme, imposée sans vote parlementaire et malgré une forte opposition populaire et syndicale, est injustifiée financièrement (le système de retraite étant jugé solide par le COR) et a des conséquences sociales négatives (augmentation des départs avec décote, précarité des seniors). Ils dénoncent également le processus législatif qui a muselé le Parlement et le dialogue social. L’objectif est de rétablir l’âge de départ à 62 ans et le calendrier initial de la durée de cotisation, affirmant ainsi la souveraineté du Parlement et répondant aux attentes des citoyens. ...

Garantir un cadre fiscal stable, juste et lisible pour nos micro-entrepreneurs et nos petites entreprises - N° 1337

Résumé Cette proposition de loi vise à maintenir les seuils de franchise de TVA actuels pour les micro-entrepreneurs et petites entreprises, face à une réforme prévue qui les abaisserait. Les auteurs soulignent l’incertitude et les difficultés financières que cette baisse engendrerait pour des milliers d’entreprises, freinant l’initiative économique et la création d’emplois. Ils rappellent le rôle essentiel des micro-entreprises dans la dynamique économique française et proposent de pérenniser les seuils actuels pour garantir un cadre fiscal stable et lisible. ...