Réduire l’imposition et à alléger les taxes pesant sur les successions et à faciliter la transmission de patrimoine aux jeunes générations - N° 398

Résumé La France a des taxes sur les successions parmi les plus élevées au monde, ce qui pénalise la transmission du patrimoine et décourage les donations. Cette proposition de loi vise à réduire ces taxes et à encourager les donations pour stimuler l’économie, en augmentant les abattements fiscaux et en supprimant le droit de partage. Liste des modifications Augmentation des abattements fiscaux pour les donations et successions (Article 1): L’abattement pour les donations ou successions en ligne directe (parents-enfants) passe de 100 000 euros à 200 000 euros. Pour les lignes indirectes (neveux, etc.), l’abattement passe à 150 000 euros, et l’abattement pour les droits de mutation à titre gratuit passe de 7 967 euros à 30 000 euros. L’abattement sur chaque part successorale passe de 1 594 euros à 10 000 euros. ...

Redéfinir le cadre d'attribution des subventions accordées par les collectivités territoriales - N° 390

Résumé Cette proposition de loi vise à modifier les règles d’attribution des subventions par les collectivités locales. Elle fait suite à une décision du Conseil d’État validant des subventions de la ville de Paris à une ONG pro-migrants. Les auteurs estiment que de nombreuses subventions sont accordées à des organisations dont les actions sont militantes et n’ont pas d’intérêt public local, notamment dans le domaine de l’aide humanitaire et de la coopération décentralisée. Ils souhaitent que toutes les subventions, y compris celles pour la coopération décentralisée, soient conditionnées à la satisfaction d’un intérêt public local, afin de mieux utiliser l’argent public et de limiter le financement d’actions militantes. ...

Libérer le crédit interentreprises - N° 370

Résumé En France, seules les banques peuvent prêter de l’argent. Cependant, il existe des exceptions, comme le crédit interentreprises, qui permet aux entreprises de se prêter de l’argent entre elles sans passer par une banque. Ce système, bien que prometteur, est peu utilisé car il est trop restrictif, notamment à cause de l’obligation d’avoir des ’liens économiques’ entre les entreprises et une durée limitée à trois ans. Cette proposition de loi vise à rendre ce dispositif plus souple en supprimant ces contraintes, afin d’aider les entreprises françaises à trouver plus facilement des financements. ...

Proposition de loi visant à lutter contre les fermetures abusives de comptes bancaires - N° 321

Résumé Cette proposition de loi vise à mieux protéger les clients des banques contre les fermetures de comptes bancaires jugées abusives. Elle cherche à encadrer les motifs de résiliation par les banques et à garantir une meilleure information des clients, notamment ceux résidant à l’étranger. Liste des modifications Délai de préavis de clôture de compte (Article 1): Le délai de préavis pour la fermeture d’un compte bancaire est allongé à au moins quatre mois pour les titulaires résidant hors de France. ...

Encourager et à mieux rémunérer le travail en réduisant de 15 % la contribution sociale généralisée sur les revenus du travail et sur les pensions de retraite - N° 259

Résumé La proposition de loi vise à mieux récompenser le travail et à inciter au retour à l’emploi en réduisant la Contribution Sociale Généralisée (CSG). Les auteurs estiment que le système social actuel n’encourage pas suffisamment le travail et que la hausse de la CSG a pénalisé les travailleurs et les retraités. Ils proposent de diminuer de 15% le taux de CSG sur les revenus d’activité et les pensions de retraite pour augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent ou ont travaillé, et ainsi rendre le travail plus rémunérateur que l’inactivité. Le financement de cette mesure serait assuré par des économies réalisées grâce à la lutte contre la bureaucratie, la fraude sociale et fiscale, et des réformes structurelles des dépenses de l’État. ...

Muter la déduction fiscale sur les frais engagés par les bénévoles en crédit d’impôt - N° 256

Résumé Le bénévolat est essentiel en France, mais la déduction fiscale actuelle pour les frais engagés par les bénévoles ne bénéficie pas à ceux qui ne paient pas d’impôts. La proposition vise à transformer cette déduction en crédit d’impôt pour que tous les bénévoles, y compris ceux qui ne sont pas imposables, puissent voir leur engagement reconnu fiscalement, sans remettre en cause la nature désintéressée du bénévolat. Liste des modifications Création d’un crédit d’impôt pour les activités bénévoles (Article 1): Introduction d’un nouveau crédit d’impôt sur le revenu de 66% pour les frais engagés par les bénévoles, dans la limite de 20% du revenu imposable. Ce crédit s’applique aux dons, versements et frais justifiés, constatés dans les comptes de l’organisme et pour lesquels le bénévole a renoncé à un remboursement. Un décret précisera les modalités d’application. ...

Mettre en place une contribution exceptionnelle sur le patrimoine des contribuables les plus riches pour financer la transition écologique - N° 246

Résumé Le réchauffement climatique s’accélère et les objectifs de réduction des émissions de CO2 ne sont pas atteints. La France doit décarboner son économie, ce qui nécessite des investissements massifs (estimés entre 55 et 85 milliards d’euros par an) dans les transports, la rénovation énergétique, l’agriculture et la recherche. Une partie de ces investissements doit venir de l’État, mais l’endettement public ne suffira pas. Il faut donc trouver de nouvelles recettes, en veillant à une répartition juste de l’effort, car les plus riches sont les plus gros émetteurs de CO2 et leurs patrimoines ont fortement augmenté. La proposition vise à instaurer une contribution exceptionnelle sur les hauts patrimoines pour financer la transition écologique et demande au gouvernement d’étudier une mesure similaire au niveau européen. ...

Assurer la pérennité de notre système de retraites grâce à l’introduction d’une dose de capitalisation - N° 239

Résumé Le système de retraite français actuel, basé sur la répartition (les actifs paient pour les retraités), est en difficulté à cause du vieillissement de la population et du faible nombre d’actifs par retraité. Les réformes passées n’ont pas suffi à résoudre le problème, et les Français sont inquiets pour le niveau de leurs futures pensions. La proposition suggère d’introduire un système de capitalisation collective obligatoire, inspiré du régime des fonctionnaires (RAFP), où une partie des cotisations serait placée pour générer des revenus supplémentaires, complétant ainsi les pensions par répartition et protégeant l’épargne des Français des prélèvements de l’État. ...

Déblocage exceptionnel de la participation et de l’intéressement en 2024 et 2025 - N° 212

Résumé Face aux difficultés économiques actuelles (crise énergétique, post-Covid), il est urgent de relancer la consommation en permettant aux Français de débloquer leur épargne salariale. Cette proposition de loi vise à autoriser, en 2024 et 2025, le déblocage exceptionnel de la participation et de l’intéressement (hors plans d’épargne retraite et fonds solidaires), jusqu’à 40 000 euros par bénéficiaire, pour financer des achats importants (voiture, travaux immobiliers, logement). Les sommes débloquées et leurs intérêts seraient exonérés d’impôt sur le revenu (sauf CSG/CRDS sur les intérêts). Pour les entreprises, le déblocage de certains fonds serait soumis à accord collectif ou du chef d’entreprise, afin de ne pas fragiliser leur trésorerie. ...

Transformer, en un crédit d’impôt, la réduction d’impôt au titre des frais de dépendance et d’hébergement pour les personnes en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes - N° 210

Résumé Actuellement, les personnes âgées dépendantes en établissement bénéficient d’une réduction d’impôt pour leurs frais d’hébergement et de dépendance. Cependant, cette aide ne profite qu’aux ménages imposables, excluant les plus modestes. Cette proposition de loi vise à transformer cette réduction en crédit d’impôt pour que tous les ménages, y compris ceux qui ne paient pas d’impôts, puissent en bénéficier, dans un souci de justice sociale et d’égalité de traitement fiscal. Cette mesure serait temporaire (2024-2026) en attendant une réforme plus globale de la prise en charge de la dépendance. ...