Sécuriser le droit du salarié au report de congés annuels payés coïncidant avec une période d’incapacité pour cause de maladie et lutter contre les arrêts maladie abusifs
Déposé le 18 novembre 2025 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗
Parcours législatif
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Dépôt à l'Assemblée nationale
Mardi 18 novembre 2025
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Renvoi en commission
Mardi 18 novembre 2025
Commission des affaires sociales
Répartition politique des signataires
Résumé
Suite à des décisions de justice récentes, les salariés peuvent désormais reporter leurs congés s'ils tombent malades pendant leurs vacances. Cette proposition de loi vise à encadrer ce droit pour éviter les abus et les coûts excessifs pour les entreprises. Elle impose des contrôles médicaux stricts, même à l'étranger, et limite l'impact des congés payés sur le calcul des heures supplémentaires.
Liste des modifications
Contrôle médical obligatoire pour le report (Article 1): Pour obtenir le report de ses congés, le salarié doit obligatoirement accepter les contrôles de la Sécurité sociale et la contre-visite demandée par l'employeur. Si le contrôle est impossible (même à cause de l'éloignement), l'employeur peut refuser le report.
Maladie à l'étranger (Article 2): Un salarié malade à l'étranger est considéré comme refusant le contrôle si l'employeur ne peut pas faire de contre-visite. L'employeur peut alors refuser le report, à condition que cette décision soit proportionnée et tienne compte de l'état de santé du salarié.
Application immédiate (Article 3): Ces nouvelles règles de contrôle s'appliquent rétroactivement pour toutes les situations apparues depuis le 10 septembre 2025.
Calcul des heures supplémentaires (Article 4): Les congés payés sont pris en compte pour déclencher les heures supplémentaires uniquement pour les salariés aux 35h hebdomadaires, et dans la limite de 4 semaines par an (20 jours).
Financement (Article 5): Les coûts éventuels pour la Sécurité sociale sont compensés par une augmentation de la taxe sur le tabac.