Consacrer le préjudice animalier et à organiser la réparation de la souffrance propre de l’animal
Déposé le 20 octobre 2026 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗
Parcours législatif
La proposition est étudiée par des députés spécialisés. Elle n'a pas encore été soumise au vote.
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Dépôt à l'Assemblée nationale
Mardi 20 octobre 2026
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Renvoi en commission
Mardi 20 octobre 2026
Commission des lois
Répartition politique des signataires
Résumé
Bien que le code civil reconnaisse les animaux comme des êtres sensibles, ils restent soumis au régime des biens, ce qui empêche de réparer juridiquement leur propre souffrance. Cette proposition de loi vise à créer un 'préjudice animalier' distinct du préjudice subi par le propriétaire. Inspiré du préjudice écologique, ce nouveau régime permet de sanctionner les atteintes à l'animal sans lui donner de personnalité juridique, en privilégiant la réparation en nature (soins, placement) et en affectant les éventuels dommages et intérêts à la cause animale.
Liste des modifications
Création du régime de réparation du préjudice animalier (Article 1): Oblige toute personne responsable d'une atteinte non négligeable à la sensibilité d'un animal (douleur, souffrance) à réparer ce préjudice. Ce régime s'applique aux animaux domestiques, captifs et, sous conditions, sauvages, mais ne peut pas être utilisé pour contester des pratiques d'élevage légales.
Droit d'agir en justice (Article 1): Autorise le propriétaire, le gardien, le procureur ou les associations de protection animale (de plus de 5 ans d'existence) à porter l'affaire devant le juge.
Modalités de réparation (Article 1): Priorise la réparation en nature (soins, mise à l'abri). Si de l'argent est versé, il doit obligatoirement être utilisé pour la protection animale et ne peut en aucun cas enrichir le propriétaire ou le responsable.
Prévention du préjudice (Article 1): Permet le remboursement des frais engagés pour éviter une souffrance imminente et autorise le juge à ordonner des mesures pour stopper une atteinte en cours.
Lien avec la définition de l'animal (Article 2): Inscrit directement dans la définition civile de l'animal le renvoi vers ce nouveau système de réparation.
Délai de prescription (Article 3): Fixe à 10 ans le délai pour agir en justice à partir du moment où le préjudice est découvert.
Compétence des tribunaux (Article 4): Précise qu'aucune juridiction n'a l'exclusivité de ces dossiers ; ils peuvent être traités par les tribunaux civils classiques selon les montants ou la nature du litige.
Application de la loi (Article 5): Prévoit un décret pour préciser les détails techniques, notamment l'agrément des associations et la gestion des fonds versés.