Proposition de loi visant à faciliter le maintien en rétention des personnes condamnées pour des faits d’une particulière gravité et présentant de forts risques de récidive - N° 1148
Déposé le 20 mars 2025 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗
Parcours législatif
Le texte a été validé sur le plan constitutionnel. Il ne reste plus qu'à le signer officiellement pour qu'il entre en vigueur.
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Dépôt au Sénat
Lundi 3 février 2025
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Renvoi en commission
Lundi 3 février 2025
Commission des lois (Sénat)
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Première lecture au Sénat
Lundi 3 février 2025
Texte adopté ✔️
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Renvoi en commission
Mercredi 19 mars 2025
Commission des lois
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Première lecture à l'Assemblée nationale
Mercredi 19 mars 2025
Texte modifié
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Renvoi en commission
Mardi 8 juillet 2025
Commission des lois (Sénat)
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Deuxième lecture au Sénat
Mardi 8 juillet 2025
Texte adopté ✔️
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Conseil constitutionnel
Vendredi 18 juillet 2025
Partiellement conforme
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Promulgation de la loi
Lundi 11 août 2025
Résumé
Cette proposition de loi vise à faciliter le maintien en rétention des personnes étrangères qui ont été condamnées pour des crimes graves ou qui représentent un danger important pour l'ordre public. L'objectif est de mieux gérer les situations où ces personnes risquent de récidiver, en prolongeant la durée de leur rétention administrative avant leur éloignement du territoire français.
Liste des modifications
Élargissement des motifs de rétention (Article 1): L'intitulé de la section est modifié pour inclure les personnes condamnées pour des faits graves ou dont le comportement constitue une menace grave pour l'ordre public. Le terme 'expulsion' est remplacé par 'éloignement'. Un magistrat du tribunal judiciaire pourra être saisi pour prolonger la rétention si l'étranger est sous le coup d'une interdiction du territoire, a été condamné pour des crimes ou délits punis de cinq ans ou plus d'emprisonnement, ou représente une menace grave pour l'ordre public.
Extension des motifs de prolongation de la rétention (Article 2): La prolongation de la rétention est également possible si la personne fait l'objet d'une interdiction du territoire français, d'une décision d'éloignement suite à une condamnation pour des crimes ou délits graves (cinq ans ou plus d'emprisonnement), ou si son comportement menace gravement l'ordre public.
Augmentation de la durée maximale de rétention (Article 3): La prolongation de la rétention peut être renouvelée une fois, portant la durée maximale à quatre-vingt-dix jours. De manière exceptionnelle, le magistrat peut ordonner une nouvelle prolongation de trente jours, portant la durée maximale totale à deux cent dix jours.
Changement d'unité de mesure pour la durée de rétention (Article 4): Les durées de rétention exprimées en jours ('quatre jours', 'six jours') sont remplacées par leur équivalent en heures ('quatre-vingt-seize heures', 'cent quarante-quatre heures') dans plusieurs articles du code.
Précision sur le suivi des conditions de rétention (Article 5): Il est ajouté que les heures auxquelles la personne retenue a pu s'alimenter doivent être enregistrées dans le registre des personnes retenues.
Mise à jour des références législatives (Article 6): Les tableaux de références législatives sont mis à jour pour inclure les nouveaux articles et les modifications apportées par la présente loi.
Date d'entrée en vigueur (Article 7): Les articles 1 à 3 de la loi entreront en vigueur à une date fixée par décret, au plus tard trois mois après la publication de la loi.