N° 0

Proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l’avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de la grossesse - N° 1165

Déposé le 21 mars 2025 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗

Parcours législatif

Les députés ont approuvé la proposition. Elle doit maintenant être examinée par les sénateurs.

  1. Dépôt au Sénat

    Mercredi 15 janvier 2025

  2. Renvoi en commission

    Mercredi 15 janvier 2025

    Commission des lois (Sénat)

  3. Première lecture au Sénat

    Mercredi 15 janvier 2025

    Résultats du vote ✔ Adopté 18 décembre 2025 93pour · 0contre · 483absents Cliquer pour voir le détail
    93 pour 0 contre 0 abstentions 483 absents
    Répartition par groupe
    LFI-NF
    21 50
    GDR
    17
    ECOS
    11 27
    SOC
    16 53
    LIOT
    2 20
    DEM
    7 30
    EPR
    15 75
    HOR
    6 29
    DR
    7 41
    UDDPLR
    2 15
    RN
    5 117
    NI
    1 9
  4. Renvoi en commission

    Jeudi 20 mars 2025

    Commission des lois

  5. Première lecture à l'Assemblée nationale

    Jeudi 20 mars 2025

    Texte adopté ✔️

  6. Promulgation de la loi

    Lundi 29 décembre 2025

Résumé

Cette proposition de loi vise à reconnaître officiellement les souffrances et les injustices subies par les femmes et les personnes ayant pratiqué des avortements avant la loi de 1975 qui a légalisé l'interruption volontaire de grossesse. Elle souligne que la législation antérieure a porté atteinte à la santé, à l'autonomie et aux droits des femmes, entraînant des décès et des traumatismes.

Liste des modifications

Reconnaissance des souffrances (Article 1): La Nation reconnaît que les lois pénalisant l'avortement avant 1975 ont porté atteinte à la santé des femmes, à leur autonomie sexuelle et reproductive, à l'égalité femmes-hommes, à leurs droits et à leur vie privée. Ces lois ont causé des décès et des souffrances physiques et morales aux femmes concernées, à leurs proches, ainsi qu'aux personnes condamnées pour avoir pratiqué des avortements.

Composition de la commission (Article 2): Création d'une commission nationale indépendante pour reconnaître les souffrances liées à l'avortement avant 1975. Cette commission sera composée d'un membre du Conseil d'État ou de la Cour de cassation, de trois historiens ou chercheurs sur l'avortement ou l'histoire des femmes, de trois professionnels de santé spécialisés en gynécologie, et de trois représentants d'associations œuvrant pour le droit à l'avortement. Deux catégories de membres initialement prévues ont été supprimées.

Données issues de l' Assemblée nationale. Site non officiel.

Dernière mise à jour : 28 mars 2026

© 2026 Emmanuel Hadoux