Renforcer le droit de contrôle des lieux de privation de liberté
Déposé le 14 avril 2026 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗
Parcours législatif
La proposition est étudiée par des députés spécialisés. Elle n'a pas encore été soumise au vote.
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Dépôt à l'Assemblée nationale
Mardi 14 avril 2026
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Renvoi en commission
Mardi 14 avril 2026
Commission des lois
Répartition politique des signataires
Résumé
Cette proposition de loi vise à renforcer le pouvoir de contrôle des parlementaires (députés, sénateurs, élus européens) et des bâtonniers dans les prisons et centres de rétention. Constatant une surpopulation carcérale critique et des conditions de détention parfois indignes, les auteurs veulent garantir un accès libre, inopiné et documenté à ces lieux pour assurer la transparence et le respect des droits fondamentaux.
Liste des modifications
Guide de visite (Article 1): Approbation officielle d'un guide pratique annexé à la loi pour encadrer la méthodologie des visites de contrôle.
Droit d'accès et accompagnement (Article 2): Autorise les parlementaires et bâtonniers à visiter tout lieu de privation de liberté à tout moment et sans préavis. Ils peuvent être accompagnés de collaborateurs, d'administrateurs ou de journalistes (sous conditions).
Confidentialité des entretiens (Article 2): Garantit le droit de s'entretenir librement et secrètement avec toute personne détenue volontaire, dans n'importe quel endroit du bâtiment (cellule, cour, etc.), sans la présence du personnel pénitentiaire.
Matériel technique (Article 2): Autorise l'utilisation d'outils techniques (caméras, enregistreurs, instruments de mesure) pour documenter les observations, sous réserve du respect de la dignité des détenus et de la sécurité.
Traçabilité et rapports (Article 2): Instaure l'obligation de rédiger un rapport après chaque visite et crée un registre officiel dans chaque assemblée pour assurer le suivi et la transparence des contrôles.
Recours juridique (Article 2): Oblige l'administration à motiver par écrit toute restriction du droit de visite et permet au parlementaire de saisir le juge administratif en urgence (référé) pour faire lever une entrave.
Formation des élus (Article 3): Institue une formation spécifique obligatoire pour les parlementaires sur les droits fondamentaux et les procédures de visite, en collaboration avec des instances nationales et internationales.
Financement (Article 4): Prévoit une taxe sur le tabac pour compenser les coûts éventuels engendrés par l'application de cette loi.