N° 2671

Renforcer l’encadrement de l’usage et de la diffusion des sondages

Déposé le 14 avril 2026 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗

Parcours législatif

La proposition est étudiée par des députés spécialisés. Elle n'a pas encore été soumise au vote.

  1. Dépôt à l'Assemblée nationale

    Mardi 14 avril 2026

  2. Renvoi en commission

    Mardi 14 avril 2026

    Commission des lois

Répartition politique des signataires

Résumé

Cette proposition de loi dénonce l'influence excessive et l'opacité des sondages dans la vie démocratique française. Constatant des écarts importants entre les prévisions et les résultats électoraux réels, les auteurs proposent de renforcer le contrôle de la Commission des sondages, d'imposer une transparence totale sur les méthodes de calcul (données brutes et redressements) et de limiter la diffusion des enquêtes d'opinion durant les périodes électorales pour éviter de fausser le vote des citoyens.

Liste des modifications

Champ d'application et interdiction de rémunération (Article 1): La loi s'étend désormais aux sondages politiques (pas seulement électoraux), aux simulations de vote et aux médias relayant des sondages étrangers. Il est interdit de payer ou de gratifier les personnes qui répondent aux sondages.

Transparence des résultats et marges d'erreur (Article 2): Les publications doivent obligatoirement mentionner le nombre réel de répondants par question, détailler les méthodes de redressement et présenter les résultats sous forme de plages numériques incluant les marges d'erreur.

Publication des données et notices expertes (Article 3): Obligation de publier simultanément les résultats globaux et ceux des personnes « certaines d'aller voter ». La notice technique doit être publique dès la parution du sondage. Les instituts doivent transmettre les données brutes et les formules de calcul à la Commission sous 48h pour publication en format ouvert.

Composition et indépendance de la Commission des sondages (Article 4): Le nombre de membres passe de 9 à 12, avec une ouverture aux experts en sociologie et statistiques. Les nominations sont soumises à l'avis de la HATVP et le régime d'incompatibilité (interdiction de travailler pour des instituts) est porté à 5 ans.

Rapport d'activité (Article 5): Le président de la Commission doit remettre chaque année un rapport public d'activité au Président de la République et aux présidents de l'Assemblée et du Sénat.

Pouvoir de correction (Article 6): La Commission a désormais l'obligation (et non plus seulement la possibilité) d'ordonner une mise au point publique en cas de non-respect de la loi par un organisme de sondage.

Calendrier de publication (Article 7): Interdiction de publier des intentions de vote avant le dépôt officiel des candidatures et interdiction de publier des sondages sur le second tour avant les résultats officiels du premier tour.

Sanctions (Article 8): Création de sanctions pénales spécifiques en cas de non-transmission des données brutes ou des critères de recrutement à la Commission.

Entrée en vigueur (Article 9): La réforme de la Commission entre en vigueur après 3 mois, entraînant la fin immédiate des mandats actuels pour permettre le nouveau mode de renouvellement.

Financement (Article 10): Les coûts supplémentaires pour l'État sont compensés par une taxe sur le tabac.

Données issues de l' Assemblée nationale. Site non officiel.

Dernière mise à jour : 15 avril 2026

© 2026 Emmanuel Hadoux