Reconnaître des entités naturelles comme sujet de protection juridique, notamment outre-mer
Déposé le 23 juin 2026 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗
Parcours législatif
La proposition est étudiée par des députés spécialisés. Elle n'a pas encore été soumise au vote.
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Dépôt à l'Assemblée nationale
Mardi 23 juin 2026
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Renvoi en commission
Mardi 23 juin 2026
Commission du développement durable
Répartition politique des signataires
Résumé
Face à la crise climatique et à l'effondrement de la biodiversité, cette proposition de loi s'inspire d'expériences internationales (Équateur, Nouvelle-Zélande, Espagne) pour faire évoluer le droit français. L'objectif est de passer d'une nature considérée comme un simple objet à protéger à une nature reconnue comme un sujet de droit. Le texte propose d'attribuer une personnalité juridique à des écosystèmes spécifiques, en commençant par la Martinique (Salines de Sainte-Anne et Montagne Pelée), afin de permettre leur représentation en justice par des 'gardiens' et d'anticiper les dommages environnementaux plutôt que de simplement les constater.
Liste des modifications
Reconnaissance des entités naturelles juridiques (Article 1): Création d'un nouveau statut juridique pour certains espaces naturels majeurs. Ils obtiennent une personnalité juridique propre pour défendre leur intégrité et leurs cycles de vie, sans modifier le droit de propriété existant. Ils sont représentés par un « collège des gardiens ».
Les Salines de Sainte-Anne (Article 2): Reconnaissance officielle du site des Salines en Martinique comme entité juridique. Un collège de gardiens est créé, composé de représentants de l'État, des collectivités locales, d'associations et de scientifiques pour veiller sur le site.
Le Mont-Conil – Montagne Pelée (Article 3): Reconnaissance du massif volcanique et forestier du Nord de la Martinique comme entité juridique. Le texte définit ses droits (maintien des équilibres, restauration) et instaure un collège de gardiens chargé de sa protection et de la publication d'un rapport annuel.
Réparation du préjudice écologique (Article 4): Modification du code civil pour permettre aux collèges des gardiens de demander réparation en justice en cas d'atteinte à l'écosystème. Les indemnités obtenues doivent servir prioritairement à restaurer la nature dégradée.
Rôle des associations de protection de l'environnement (Article 5 et 6): Autorisation pour les associations agréées d'agir en justice au nom d'une entité naturelle, soit sur mandat du collège des gardiens, soit si celui-ci ne réagit pas face à une atteinte grave.
Évaluation et rapport au Parlement (Article 7): Obligation pour le Gouvernement de fournir un rapport après trois ans pour analyser l'efficacité de cette loi et envisager son extension à d'autres territoires français.