N° 966

Contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane

Déposé le 13 février 2025 · Voir sur assemblee-nationale.fr ↗

Parcours législatif

Les députés ont approuvé la proposition. Des sénateurs spécialisés l'étudient maintenant avant un vote au Sénat.

  1. Dépôt à l'Assemblée nationale

    Jeudi 13 février 2025

  2. Renvoi en commission

    Jeudi 13 février 2025

    Commission des affaires sociales

  3. Première lecture à l'Assemblée nationale

    Jeudi 13 février 2025

    Résultats du vote ✔ Adopté 7 mai 2025 99pour · 9contre · 457absents Cliquer pour voir le détail
    99 pour 9 contre 10 abstentions 457 absents
    Répartition par groupe
    LFI-NF
    23 48
    GDR
    7 10
    ECOS
    17 20
    SOC
    26 1 42
    LIOT
    4 1 17
    DEM
    8 1 1 27
    EPR
    4 4 82
    HOR
    5 1 29
    DR
    4 2 42
    UDDPLR
    17
    RN
    8 114
    NI
    1 9
  4. Renvoi en commission

    Lundi 12 mai 2025

    Commission des affaires sociales (Sénat)

Répartition politique des signataires

Résumé

Cette proposition de loi transpartisane vise à remédier à l'aggravation des déserts médicaux en France. Constatant l'échec des seules mesures incitatives, les auteurs proposent de réguler l'installation des médecins, de supprimer les pénalités financières pour les patients sans médecin traitant, de décentraliser la formation médicale et de rétablir l'obligation de garde pour assurer un accès aux soins équitable sur tout le territoire.

Liste des modifications

Régulation de l'installation des médecins (Article 1): Soumet l'installation des médecins en ville à une autorisation de l'Agence Régionale de Santé (ARS). L'installation est libre dans les zones en manque de médecins, mais dans les zones déjà bien pourvues, elle n'est autorisée que si un autre médecin de la même spécialité arrête son activité.

Accès financier aux soins (Article 2): Supprime les pénalités financières (majorations de tarifs) pour tous les patients qui n'ont pas réussi à trouver de médecin traitant.

Formation médicale et CHU (Article 3): Oblige chaque département à proposer au moins la première année des études de santé et impose la présence d'au moins un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) par région, prévoyant notamment la création d'un CHU en Corse d'ici 2030.

Permanence des soins (Article 4): Rétablit l'obligation pour les médecins de participer aux gardes et à la permanence des soins, mettant fin au seul principe du volontariat.

Financement (Article 5): Prévoit de compenser les coûts de ces mesures par une augmentation des taxes sur le tabac.

Données issues de l' Assemblée nationale. Site non officiel.

Dernière mise à jour : 28 mars 2026

© 2026 Emmanuel Hadoux